sábado, 10 de março de 2018

Ni partir…ni rester


Ni partir…ni rester

Couronné par les plus grands prix littéraires brésilien et portugais, Ni partir ni rester est un ouvrage remarquable sur la recherche d’une vérité incertaine. Avec une langue tourmentée et poétique, Julián Fuks réussit à sublimer des sujets aussi douloureux que l’exil et l’adoption, à bâtir un texte intime sur la résistance – politique, familiale, culturelle, mémorielle.

Venez rencontrer Julián Fuks à la Sorbonne
le vendredi 16 mars
18h30-20h30

Sorbonne Université  – Amphi Cauchy
17 rue de la Sorbonne
75005 – Paris

En raison de l'état d'urgence et du plan Vigipirate, merci de bien vouloir confirmer votre présence par email pour toutes les activités réalisées à la Sorbonne auprès de printempsbresil@gmail.com

Rencontre organisée dans le cadre du Printemps Littéraire Brésilien avec le soutien de l’Ambassade de France et de l’institut Français du Brésil


Julián Fuks et Conceição Evaristo [en français]
Modération : Leonardo Tonus ( Sorbonne Université) et
Simone Paulino (Editions Nós)
Lectures réalisées par Pierre Fabre ( comédien, Le cours Valmont)

Julián Fuks sera également  sur la Grande Scène du Salon le Livre Paris.
Le Dimanche 18 mars à 15h
Avec Olivier Adam (Flammarion), Julian Fuks (Grasset, Prix Goncourt brésilien et Prix Sarramago), Ivan Jablonka (Le Seuil) [en français]


Ni partir…ni rester

Sebastián est un jeune écrivain brésilien, d’origine argentine, dont le grand-frère a été adopté par ses parents avant leur départ pour le Brésil. Suite au coup d’état de 1976 ces derniers se sont engagés dans la résistance et lorsqu’on les prévient de leur arrestation est imminente, ils doivent quitter Buenos Aires de toute urgence. Avec le bébé que leur a confié une sage-femme, ils traversent donc la frontière uruguayenne avant de s’envoler pour São Paulo. C’est là que  le couple dissident, à présent exilé, donnera naissance à Sebastián et à sa sœur.
Le jeune auteur a besoin d’écrire sur son frère pour essayer de comprendre : comprendre les silences gênés lors de discussions sur l’adoption, comprendre le mutisme de ce frère distant, son rapport problématique à la nourriture et son habitude de s’isoler dans sa chambre. Il essaie de trouver dans le langage et la littérature des réponses à ses questions intimes mais aussi aux énigmes qui dépassent sa seule famille. Parti à Buenos Aires afin d’écrire le livre, Sebastián s’intéresse aux Grands-Mères de la place de Mai, une organisation rassemblant des femmes dont les petits-enfants ont été kidnappés par le régime militaire. On ne sait presque rien de la famille biologique du grand frère adopté, se pourrait-il qu’il fasse partie de ces enfants volés  ? De vol, il en est d’ailleurs question tout au long du texte, l’auteur se demande sans cesse si ce n’est pas la vie de son frère qu’il est en train de confisquer avec ce projet littéraire. Il décide de s’affranchir des codes de la narration autobiographique en intégrant au livre la réaction de ses parents, puis le moment où il frappe à la porte de la chambre de son frère pour lui remettre en main propre un exemplaire du manuscrit…

Julián, Fuks, Ni partir ni rester, Grasset [Collection(s) : En lettres d'ancre], 2018. ( traduction Marine Duval)



XXX
Né en 1981 à São Paulo de parents argentins, Julián Fuks est journaliste et écrivain. Après plusieurs romans et recueils de nouvelles acclamés par la critique, il reçoit en 2016 le plus grand prix littéraire brésilien, le prix Jabuti, pour Ni partir ni rester.

Consultez l'ensemble de la programmation du festival Printemps Littéraire Brésilien sur : 
https://www.printempslitterairebresilien.com/


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