terça-feira, 13 de fevereiro de 2018

Patrícia Melo à la Sorbonne


Patrícia Melo à la Sorbonne

Venez rencontrer l’une des principales voix de la littérature policière brésilienne à la Sorbonne

Le vendredi 23 février

15h -16h30
Amphi Chasles

Sorbonne Université
17 rue de la Sorbonne
75005 - Paris


Organisation : Leonardo Tonus (Sorbonne Université)

En raison de l'état d'urgence et du plan Vigipirate, merci de bien vouloir confirmer votre présence par email auprès de leotonusbr@hotmail.com

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Patrícia Melo amorce sa carrière d'écrivain dès l'âge de 18 ans en rédigeant des textes pour la télévision brésilienne. À partir de 1993, elle signe des épisodes du feuilleton A Banquira do povo et de quelques adaptations pour des téléfilms, notamment Élémentaire, ma chère Sarah (O Xango de Baker Street) de Jô Soares (Paris, LGF, coll. « Le Livre de poche » no 35060, 2008). En 1994, elle se lance dans le roman policier avec Acqua-Toffana (Acqua-toffana, Actes Sud, coll. « Lettres latino-américaines », 2003). Dans O Matador de 1995 (O Matador : le tueur, Albin Michel, coll. « Les Grandes traductions », 1996), la romancière évoque, par l'entremise d'un paumé d'un quartier populaire de São Paulo, grand consommateur de drogue, d'alcool et de sexe, un « tableau sans concession de la violence urbaine brésilienne ». Finaliste du Prix Femina ce roman remporte les prix Deux Océans et Deutscher Krimi Preis. La revue World Literature Today le cite comme étant l’un des meilleurs romans des année 1990 au Brésil. Adapté au cinéma par l’écrivain Rubem Fonseca, le film a reçu le prix du meilleur film au festival de San Francisco.

La violence des grandes villes du Brésil est très souvent présente dans les œuvres de l'écrivaine, notamment dans Elogio da Mentira de 1998 (Éloge du mensonge, Actes Sud, coll. « Lettres latino-américaines », 2000) et Inferno de 2000 (Enfer, Actes Sud, coll. « Lettres latino-américaines », 2001) où elle raconte, de façon très réaliste, l'ascension et la chute d'un caïd de la drogue dans une favela de Rio de Janeiro. Ce livre a reçu le prix Jabuti et a été traduit dans plusieurs langues. 

En 2003, Patrícia Melo publie Valsa Negra(Le diable danse avec moi, Actes Sud, coll. « Lettres latino-américaines », 2005) et, en 2005, Mundo Perdido (Monde perdu, Actes Sud, coll. « Lettres latino-américaines », 2008) où elle fait revivre le protagoniste du Matador. Le roman Jonas, o Copromanta de 2008 a été finaliste du prix Telecom Portugal et Ladrão de Cadáveres de 2012 (Le Voleur de cadavres, Actes Sud, coll. « Actes noirs », 2012) a été élu par le journal Die Zeit comme étant le meilleur roman policier de l’année 2013 en Allemagne. Gog Magog, son dernier roman, a été publié au Brésil en 2017 et Fogo-fátuo de 2014 vient de paraître aux éditions Actes Sud.

Patrícia Melo a écrit, également, de nombreuses pièces de théâtre. Elle vit actuellement entre le Brésil et la Suisse.     



Feu follet

(Actes Sud, coll. « Actes noirs », 2017)

Dans un théâtre de São Paulo, le rideau va se refermer sur la première de l’adaptation du Feu follet de Drieu la Rochelle. Le public retient son souffle, bluffé par la performance de l’acteur principal, tombé au sol après s’être tiré une balle dans la tête. Une mort si magistralement mise en scène que des éclats de cervelle sont projetés sur les fauteuils capitonnés du premier rang. Homicide, accident ou suicide ? L’homme, connu pour ses frasques, combinait narcissisme pathologique et dysfonctionnement érectile, un mélange détonant lors­qu’on est une vedette populaire. Qui aurait eu intérêt à sacri­fier la “poule aux œufs d’or” ? L’épouse humiliée, ravissante idiote qui se damnerait pour remporter un reality show ? Les admiratrices éconduites ? Les paparazzis en quête de scoop ?

Il incombe à Azucena, la responsable du service scientifique de la police, de trouver les réponses, alors même qu’au sein des forces de l’ordre un groupe d’exterminateurs semble s’être donné pour mission de “nettoyer” la ville.

La jeune femme se bat sur tous les fronts, et avoir malen­contreusement surpris sa soeur cadette dans la chambre conju­gale n’est pas le moindre de ses soucis.

Patrícia Melo renoue ici, non sans humour, avec le milieu vicié de la jungle urbaine, qu’elle sait dépeindre à merveille : des institutions viles et corrompues, des âmes turpides avides de reconnaissance et de pouvoir, l’éternel “spectacle” de la mi­sère humaine.

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