quarta-feira, 29 de março de 2017

Rencontre luso-brésilienne

Rencontre Luso-brésilienne
Leonardo Tonus

Toutes les civilisations anciennes s’accordaient sur un même point : l’étranger était un hôte. Or, depuis la crise des migrants et  les attentats en Europe, un sentiment d’insécurité s’est installé dans nos  villes transformant l’hôte en un  être indésirable qu’il faut éloigner. Les enjeux de la fraternité, de l’égalité et de la liberté, sont au cœur de nos valeurs républicaines. Et pourtant, les événements tragiques de ces dernières années, voire d’hier, nous rappellent que l'intolérance, le racisme, l'antisémitisme et les radicalisations identitaires s'intensifient chez nous et de par le monde.  Qu’arrive-t-il à nos sociétés ? A l’heure où l’on criminalise le «délit d’hospitalité» ou de «solidarité», à l’heure de l’individualisme, de la peur de l’autre, de la concurrence exacerbée entre les individus, des injustices flagrantes tant économiques que sociales, du repli sur soi et du communautarisme, le vivre-ensemble, a-t-il encore un sens ? 


Lorsqu’Emmanuel Kant écrit sur l’hospitalité, les Etats-nations étaient en train de naître et l’argumentaire n’était pas celui de la fermeture des frontières. Si depuis la définition de la nation s’est stabilisé, de nos jours, plus personne ne sait précisément ce qu’est une nation. La seule façon de remplir ce signifiant semble être une pensée nationaliste qui divise entre «nous» et les étrangers. Comment alors réapprendre le vivre-ensemble ?  Comment ne pas mourir tous ensemble comme des idiots, comme le disait déjà Martin Luther King ? Comment établir un dialogue, ne serait-ce que luso-brésilien ? La littérature peut-elle encore apporter une réponse à la crise des valeurs que connaît le monde ?  


Vous n'étiez pas présent hier soir pour la rencontre littéraire luso-brésilienne avec Rui Zink, Marcia Tiburi et Rodrigo Ciríaco !

Écoutez ou réécoutez la conférence en cliquant sur le lien ci-dessous :



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