terça-feira, 24 de janeiro de 2012

Lídia Jorge : 30 anos de escrita


Inauguração da Exposição
«O Dia dos Prodígios. Lídia Jorge. 30 anos de escrita publicada»

A sessão contará com a presença do Senhor Embaixador de Portugal em França, da escritora Lídia Jorge e da Professora Doutora Maria Graciete Besse da Universidade de Paris IV - Sorbonne.

Sábado, 28 de Janeiro às 16h,

Résidence André de Gouveia
Cité Internationale Universitaire de paris
7 P, Boulevard Jourdan
75014 - Paris
01 70 08 76 40

Evento pela Residência André de Gouveia em colaboração com o Instituto Camões, a Fundação Calouste Gulbenkian, a Câmara de Loulé, a Empresa Nerve Design e as edições Métailié

Exposição até ao dia 10 de Março com o seguinte horário: segunda a sexta das 9h às 19h; sábado e domingo das 13h às 19h.


O Dia dos Prodígios
Lídia Jorge - 30 ans d’oeuvre publiée

En 2011 la ville de Loulé, en Algarve, a commémoré les 30 ans de la publication du premier livre de Lídia Jorge : La Journée des Prodiges, avec cette exposition et de multiples manifestations artistiques et littéraires. Elle rendait ainsi hommage à l’une de ses illustres enfants, devenue depuis un des grands noms de la littérature portugaise.
La ville de Loulé a réuni divers objets chargés de mémoire qui ont accompagné la romancière depuis son enfance. Ils témoignent des liens et des affects qui, symboliquement, parcourent son oeuvre.
Cet hommage va bien au-delà de l’honneur pour Loulé d’avoir vu naître sur ses terres cette figure majeure des Lettres portugaises, il s’étend au Portugal tout entier, à la lusophonie en général. L’oeuvre de Lídia Jorge est désormais traduite en plusieurs langues et sur les cinq continents. Son écriture traduit une grande perspicacité devant la vie qu’elle observe. Son style révèle une prodigieuse galerie de portraits et d’impressionnantes situations ainsi qu’une forte charge poétique qui prennent le lecteur du début jusqu’à la fin de chacun de ses livres.
La France a été parmi les premiers pays étrangers à publier son oeuvre et à reconnaître son importance. A l’occasion de la sortie de son dernier roman, La nuit des femmes qui chantent, cette exposition vous invite, avec la ville de Loulé, à mieux la connaître.

Les enjeux de l’interculturalité pour la restitution du sens dans le processus traduisant


Conférence
par
Catherine Leterrier
Lectrice de Portugais à Paris-Sorbonne

Le Mardi 7 février à 15h30, salle 22
Institut Hispanique
31 rue Gay Lussac 75005 Paris


Les enjeux de l’interculturalité pour la restitution du sens
dans le processus traduisant
«Le traducteur est un passeur qui connaît bien les deux rives avec toutes leurs différences et qui fait passer de l’une à l’autre sans écueil et sans noyade, mais avec enchantement», a écrit Michel Plourde (Traduire, 1983). Le traducteur me semble être davantage qu’une passerelle entre deux rives : il s’imprègne de la langue de départ parce qu’il est imprégné de la culture dont cette langue est le véhicule. Il est capable de retranscrire dans la langue d’arrivée parce qu’il est imprégné de la culture dont cette dernière est le véhicule. Le rapport au monde que ce biculturalisme peut offrir est facilité par un vécu spécifique - souvent dès l’enfance ; il est renforcé ultérieurement par une pratique de la diversité, chez les professionnels de la traduction. Cet état mental, d’ouverture, se retrouve certes chez le traducteur non professionnel qui peut être motivé par l’envie de transmettre une passion pour un texte - à priori en «langue étrangère» -, qu’il voudra partager avec des personnes de sa culture. Ce n’est pas pour autant que tous ont l’habileté de traduire, c’est à dire, de transposer le message dans la langue d’arrivée de la façon dont l’aurait exprimé un natif de cette dernière si c’était lui qui l’avait écrit au départ.
La capacité à sentir le sens profond au-delà des mots est ce qui fait la richesse de l’activité traduisante et la justifie pleinement. Si l’on reprend les propos de Leibniz pour qui «les mots servent à représenter, et même à expliquer les idées» (Opera philosophica quae exstant Latina Gallica Germanica omnia ..., Vol. 1, 1840), il s’agit de saisir le «non-dit». Les nuances, les redites intentionnelles, les précisions voulues - autant d’éléments où les professionnels font la différence. Alors, qu’est-ce qui fait la spécificité (et la compétence) de l’opération traduisante ? Je dirais que c’est la capacité à s’imprégner de l’autre en s’oubliant, ce qui permet de traduire des pensées parfois exprimées de façon obscure pour le traducteur alors que, pour son lecteur, ce sera son pain quotidien.
Le traducteur s’oubliera le temps d’absorber l’autre et sa différence, dans une sorte de jeu de rôle où il devient autrui. Il s’oubliera également, et c’est ce qui fait aussi la différence entre un professionnel et un non-professionnel, le temps d’aller vers son lecteur en recourant à une formulation que ce dernier s’attend à retrouver, dans le contexte d’élaboration du texte. Aucun logiciel ne parviendra à ce degré d’appréhension du non-dit. Par contre, les outils électroniques modernes font gagner un temps considérable, dès lors qu’il s’agit de faire la recherche nécessaire à toute traduction, en amont : contrairement aux idées reçues, il ne s’agit pas seulement de se documenter sur les expressions de la langue de départ, mais plutôt, d’aller lire dans la langue d’arrivée ce qu’ont écrit les experts sur le sujet en question - en s’imprégnant de leur terminologie, certes, mais également de leur style et de leurs références conceptuelles, pour se familiariser avec le rendu du sujet à traduire.
Internet, par sa gratuité, offre la mise à disposition de tous d’un accès facilité aux travaux menés sur le sujet en question : est-ce pour autant que nous gérons correctement ce formidable outil, lorsque l’extrême diversité des supports nous interpelle sur le choix à opérer ?Les universitaires sont rompus aux techniques de la recherche à partir de sources fiables : les traducteurs professionnels également. Dans les cursus de formation à la traduction, une sensibilisation à l’exigence de rigueur que suppose la recherche est fondamentale. Et dans l’enseignement de cette discipline à part entière qu’est la traduction, il est important de rappeler l’intérêt de connaître une langue qui est toujours plurielle, pleine de nuances et de couleurs, riche de communautés avec des cultures et des traces communes, mais aussi des voies différentes et des devenirs en chassé croisé.
Il y a de la sorte transmission de l’expérience, mais aussi, sensibilisation à la difficulté de la tâche dans une société qui avance de plus en plus vite, et où presque tout un chacun peut s’auto-proclamer traducteur. Travailler des textes d’autre nature interpelle les étudiants sur des patrimoines et des vécus, et ouvre la possibilité de mettre l’accent sur la langue comme culture vécue, croisement de différences, véhicule de l’histoire et de l’avenir, enfin. Enseigner cet exercice carrefour qu’est la traduction permet d’attirer l’attention des étudiants sur le sens des distinctions, des apports, des différences actuelles, des fonds communs ayant évolué… des enrichissements, en somme.
Dans le processus traduisant, c’est bien d’interculturalité qu’il s’agit, entendue comme le passage d’une culture à une autre par le truchement des mots, véhicules de sens : un défi qui suppose une connaissance approfondie des langues travaillées, comprises comme l’expression du regard qu’elles portent sur le monde - un regard, par définition, riche de diversité.   

sexta-feira, 20 de janeiro de 2012

Nem música, nem futebol...


Simpósio reúne investigadores de literatura brasileira na França
Os grupos de pesquisa de Paris-Sorbonne IV e Universidade de Brasília apresentaram estudos sobre a literatura contemporânea. Um dos destaques foi a mesa com os autores Luiz Ruffato e Elvira Vigna

Edma Cristina de Góis
20 de Janeiro de 2012

Nem música, nem futebol. Durante três dias, Paris pode conferir um dos principais e melhores produtos culturais do Brasil, a sua literatura. O Simpósio Internacional de Literatura Brasileira Contemporânea, sediado no Maison du Brésil e na Université de Paris-Sorbonne, reuniu investigadores e autores brasileiros em mesas redondas que destacaram a produção contemporânea. De acordo com um dos responsáveis pelo encontro, professor Leonardo Tonus, da Université Paris-Sorbonne (Paris  IV), a realização do simpósio, pretende contribuir para as discussões produzidas também fora do Brasil sobre a literatura brasileira. “É uma oportunidade para que professores e pesquisadores de outros países se aproximem dos trabalhos realizados pelos nossos grupos de pesquisa”, disse. Tonus refere-se ao grupo de investigação Estudos Lusófonos da Universidade de Paris-Sorbonne (Paris IV), sob a coordenação da professora Maria Graciete Besse, e ao Grupo de Estudos em Literatura Brasileira Contemporânea da Universidade de Brasília (Gelbc-UnB), coordenado pela professora Regina Dalcastagnè, que estão trabalhando em pesquisas conjuntas. Dos dois lados, professores de universidades federais, doutorandos e mestrandos se debruçam sobre o que tem sido publicado e lido no Brasil.
O ministro conselheiro e coordenador dos serviços culturais da Embaixada do Brasil na França, Alex Giacomelli da Silva, lembrou que esta ação corrobora as iniciativas do governo brasileiro para divulgar vários domínios artísticos do país, em especial a literatura e as artes visuais. Ele também lembrou que outro evento deverá marcar a presença da literatura brasileira no país em 2012– a feira do livro de Paris, no mês de março. A coordenadora do grupo Estudos Lusófonos da Universidade de Paris-Sorbonne (Paris IV), professora Maria Graciete Besse, salientou a importância do Simpósio que, realizado pela primeira vez na França, trouxe para o público do país questões fulcrais do acervo contemporâneo brasileiro atual.
Já a coordenadora do Gelbc, professora Regina Dalcastagnè, destacou as novas vozes sociais representadas na literatura brasileira. Segundo a professora, “autores dissonantes” estão propondo novas representações para grupos minoritários e estigmatizados, como pobres, negros e mulheres. Alguns exemplos são os autores de letras de hip-hop e autores e autoras que problematizam as representações padronizadas. A discussão do Gelbc passa pelo estatuto do literário e também sobre os critérios de valoração de uma obra.
Além da crítica universitária, os participantes puderam ouvir os escritores Elvira Vigna e Luiz Ruffato, dois dos nomes mais representativos da literatura produzida hoje, falando sobre suas preocupações literárias e percursos profissionais. Ainda durante o evento, foram lançadas a edição 38 da revista Estudos de Literatura Brasileira Contemporânea, dossiê “Cena Latino-Americana” e o livro Fora do Retrato, organizado por Regina Dalcastagnè e Anderson da Mata. Os grupos de pesquisa dos dois países voltam a se reunir em junho deste ano, em data a ser confirmada, em Brasília, para mais uma rodada de discussões de pesquisas e trabalhos.

Cenário contemporâneo
Violência, família, hip-hop, envelhecimento, mulheres, imigração. A literatura brasileira contemporânea não se prende a um tema, a um grupo. Está na diversificação de vozes uma de suas mais importantes marcas. Por esta via, é possível ler bem além do que está posto nos livros. Os silêncios de alguns grupos sociais ou de algumas temáticas servem de diagnóstico de uma literatura conectada com as mudanças do Brasil nos últimos 30 anos.
Além das questões temáticas e de representação, outra preocupação paira sobre os critérios de valoração de obras e manutenção ou não dos cânones, bem como da teoria literária que legitima determinados livros e autores. Os grupos de pesquisa em literatura brasileira contemporânea, da Universidade do Brasília e da Université Paris-Sorbonne IV, lançam foco às produções literárias interditadas pelas agendas crítica, institucional e acadêmica. Assim, teorias não estabelecidas, literaturas consideradas “marginais”, uma vez que não estão no centro, legitimadas e canonizadas, fomentam as discussões dos estudiosos.
É assim que nomes como o de Carolina Maria de Jesus, autora de Quarto de Despejo (1960), para citar exemplos, é visto com reservas pela crítica acadêmica e classificado como “testemunho”, uma vez que narra a experiência de sua autora como moradora de uma favela em São Paulo. Outros casos são de autores como Luiz Ruffato, que traz o cenário do operariado brasileiro, na série de cinco livros Inferno Provisório, ou de Ferrez, autor ligado ao movimento hip-hop. Elvira Vigna, autora que lança novo romance em maio deste ano, também se soma à série de autores que, na temática ou na forma, quebra as narrativas tradicionais. Durante o simpósio, Vigna falou sobre sua preocupação com o narrador e a tentativa de não repetir algo já feito, de não ser “porta-voz de algo anterior”. Desse modo, Vigna arrisca na construção de personagens banais, desestabilizando a narrativa. Seu último livro Nada a dizer (2010) ganhou o prêmio “ficção” da Academia Brasileira de Letras.

Edma Cristina de Góis é jornalista e doutoranda em Literatura na Universidade de Brasília. Pesquisa as representações de corpos femininos na literatura brasileira contemporânea.

Vejam as fotos do Simpósio de Literatura Brasileira Contemporânea no link :Fotografias

Consultem o programa e os resumos dos trabalhos apresentados nos links abaixo :

Na ponta da pena com Mickaël Cordeiro


Neutralidade em Chamas 
O Blog Estudos Lusófonos publica três trechos do romance ainda inédito de Mickaël Cordeira de Oliveira.

Sinopse : Num diálogo incessante, e, por vezes surdo, as personagens do romance de Mickaël Cordeiro questionam as identidades móveis oriundas de nossa contemporaneidade estilhaçada. Neutralidade em Chamas evoca a trajetória de um narrador, cujos pais portugueses emigrados em França, nunca conheceu. Ao longo de seu percurso deformador, ele busca encontrar-se e situar-se, em vão, num mundo que, ao apagar suas memórias,  tudo faz para que ele se  tranforme num ser de fronterias.

[…] De tanta tentativa frustrada negociando, a pouco e pouco, minha essência viu-se abacinando. Em mim nasceu a ilusão de uma possível hibridez. Dessa ilusão apenas restam abafeiras recheadas de mosquitos sãos que me envenenam e que cercam os precursores perdidos no sonho de poderem, um dia, constituir um ser único, desprovido de qualquer influência exterior, um ser perfeitamente integrado.
Dessa integração, ainda hoje permanecem abantesmas: as vozes que se aglomeraram em meu cérebro, contaminam a suposta pureza inicial do meu ser. Se me dissessem o que vos conto, eu viria na história traços de narceína. Imaginaria um ser em ruptura com a realidade, ensombrado, atomizado. Viria nele um desespero no limite da imolação, um grito de mártir apelando à revolução.
Mas, como sei de quem se trata, é bom lembrar-vos em jeito puramente egocêntrico que estou a falar-vos da minha própria pessoa.
Em mim, foram alimentados por dois povos, nababos que nunca vislumbraram o terrorismo que se cria num elemento sem alicerces. Nunca cultivaram o menor interesse que me fizesse acreditar numa possível evolução. Em mim, nunca houve desilusão. Para isso, era preciso ter nascido antes esperança.
Dos gritos que brigam nos meus pensamentos, cortam-se abarigas pelas raízes, estabelecendo-se abortos quando em certos horizontes não são permitidos.
Acreditem que, hoje em dia, não é tarefa fácil eu aproximar-me de napeias e outras ninfas que me entretêm enquanto não penso neles: os bosques onde elas moram nunca foram tão inundados pelos homens ávidos de riquezas e supressões de identidades.
Juro que chorei quando uma delas contou ter visto sua árvore ser cortada pelos pés, cada um dos bocados do seu tronco aniquilado pelo poder das motosserras como se fossem cavacos sem valor, cada um dos seus braços em ramos, quebrados pelas mãos dos colonos.
Nesse zuidoiro incessante entravam em gestação dores cada vez mais longínquas nas quais eu me reconhecia: a cada insulto dirigido a um dos seres imigrantes que povoam minha alma, ouvia os gritos dos zuavos e outros estrangeiros que se suicidaram como mártires em nome de uma fantochada integrante.
Desses não reza a história nem ninguém nunca falou dos soldados enviados de um povo para o outro do meu ser em antevisão da impossível viagem entre eles: no meu ser, os que viajam de uma parte para a outra pondo de lado as origens são traidores.
Por vezes, juro que ouvi enxames de namazes, gritando pela  libertação de todos os povos. Preces torvelinhando, despegando-se, caindo como resíduos de papel fragmentado, criando-se material onde apenas havia imaterialidade. […]
(p. 1)
"Porque as palavras estão por toda parte” (because words are everywhere) por Marilá Dardot , 2008
Source : http://aguarras.com.br/
O céu é o tudo que me observa. São letras solteiras que dançam à volta do meu ser. São vogais de saia curta, decotadas, maquilhadas de maneira a ficarem sobressaidos os tons mais luminosos delas, para tirá-las da brancura pálida. São consoantes de fato e gravata, de peito forte, majestuosas, são impérios de formas muito menos redondas, muito menos suaves. Enrodilham-se vogais entre elas, consoantes entre elas.
Nas vogais constituem-se casais, até há lugar para ménage à trois. Nas consoantes entijolam-se letras umas às outras. Não há mistura, ainda hoje penso na letra ainda não inventada. Nas letras, entre vogais e consoantes, as últimas verdadeiras resistentes. Algumas desvinculam-se e são expulsas. Disparadas, desnorteiam-se e regressam à terra de ninguém. Perdidas, sem identidade, vagueiam em busca de um sítio que poderia acolhê-las. Enegrece-me a tristeza delas, enegrece-me a reprodução das mesmas injustiças do lado vogal. Sentem-se ameaçadas, rejeitam tentativas de aproximação, não desistem. Entranha-se nelas um passado que nunca será esquecido. Todas as dores são infinitas, nem sempre visíveis, até naqueles que não as vêem.
Aguardam uma oportunidade, um comboio que as transportaria para outro lugar, mais seguro. Algumas, resignam-se. Entregam-se às ameaças como alguém que prefere não oferecer resistência para não sofrer danos maiores. E tentam adaptar-se, seguir o comboio que avança, sempre mais rápido. Dessas letras resignadas e miscigenadas nasceram as palavras. As palavras que rejeitam as vogais e consoantes abandonadas, que se servem delas por vezes, para ligar, para definir, para coordenar. São tretas, não merecem existir, são observadas, toda gente goza com elas. Mas essas letras são as únicas genuínas resistentes. E as palavras mesclaram-se, perdeu-se o conhecimento das letras marginais, já não pertencem à página do dia: virou-se.
Criaram-se frases, pré-estudadas, obedecendo à ditadura de uma minoria. As palavras, revoltadas, queixavam-se, achavam-se marginalizadas, à margem da sociedade da sintaxe. As letras, a pouco e pouco, foram esmorecendo, famintas, sem capacidades para se juntar a outras, e seguir o comboio da evolução. São as últimas resistentes... ( p.60)

[…]O vazio, nada. Sei que o genocídio da minha raça acabará por acontecer, há demasiada gente nesta Terra, é preciso desinçá-la, escolher um bode expiatório que eu aceito ser. Afinal, nunca agradei a ninguém e não me interessa entregar-me a eles. Dentro de mim, sou um precipício onde apenas emergem pensamentos, ideias, perguntas. O raciocínio vem depois, com as palavras rejeitadas de dentro de mim. Tudo isso não me deixa nunca em paz, esse papageamento constante, como uma saravaida infinita que fere o interior que nunca ninguém enxergou. Sou o buraco, o oco, e tudo o que ecoa, dentro de mim. Os vultos que noutros tempos me cingiam parecem ter mudado de ideias e englobaram meu ser, onde desfrutam da vida que o suposto Deus lhes ceifou. E tudo o que me rodeava está agora dentro de mim, a doença é agora o conjunto que forma meu corpo.
O vazio, nada. E queria ser poço, ter aquele interior protegido, nem se sabe se lá há vida, água, dor. Esse poço é meu Marte, gastava milhões para ver-lhe o interior, para saber se podia hospedar-me, ou apenas para visitá-lo. Gostava que me ornamentassem com folhas de hera, folhas caídas do limoeiro, coberto pelas ervas altas que ninguém cortaria, completamente disfarçado como numa guerra, invisível como nos dois lados do meu ser. Daria meu corpo à Natureza, nunca à ciência.
O vazio, nada. E conseguiram atribuir letras e palavras para exprimir estes conceitos. Eu não daria significado. Se são conceitos indefiníveis, não vale a pena invadi-los com ideias nossas, não temos nem nunca tivémos a vivência deles. Perguntas, pontuações que não me largam, horizontes que se fecham, tento não me iludir, não sou nem nunca serei o vazio, nada. […]
(p. .89)

domingo, 15 de janeiro de 2012

Um dedo de prosa com Maria Valéria Rezende




               Um dedo de prosa com Maria Valéria Rezende

Confiram na edição do mês de Janeiro do programa « Um dedo de prosa » o depoimento que a escritora Maria Valéria Rezende concedeu à equipe do blog Estudos Lusófonos. Nos vídeos aqui apresentados, Maria Valéria Rezende descreve o processo de criação do seu belíssimo romance O  voo da guará vermelha e comenta seus novos projetos literários. 

Cliquem nos links abaixo : 
Vôo da Guara Vermelha
Projetos Literarios

Un peu de lecture…um pouco de leitura

Descalça na terra
O planeta me faz cócegas
Na planta dos pés

Choveu essa noite
No talo do mamoeiro
Colar de pérolas

(Maria Valéria Rezende, Hai-quintal. Ilustrações Myrna Maracajá. Editora Autêntica, 2011, p. 9 e p. 17)



Entre a espuma do mar
E a nuvem toda branca
O voo da garça
(ARS)
Gaivota ergulha
Peixe de prata salta
O mar volta à calma
(MVR)
Dia de preguiça
Até o bem-te-vi
Diz te vi
(ARS)
Toc, toc, toc, toc, toc,
Niguém bate à minha porta
Pica-pau no tronco
(MVR)

(Maria Valéria Rezende e Alice Ruiz S. Conversa de passarinhos. Ilustrações Fé. São Paulo, Iluminuras, 2008, p. 13 e p. 43)



Gris et Incarnat

Les faims et les envies du corps, il y a beaucoup de façons d’en prendre soin car depuis toujours vivre, c’est ça, mais maintenant, de plus en plus, c’est une faim de l’âme qui tourmente Rosálio, au fond de lui, une faim de mots, de sentiments et de gens, une faim qui est comme une solitude entière, une obscurité dans le creux de la poitrine, une cécité aux yeux grand ouverts, voyant tout ce que l’on peut voir ici, pas un être vivant, pas une fourmi, une odeur de néant, les murs de planches sèches et grises, les monticules de gravier et de sable, gris, l’énorme ossature en béton armé, sans couleurs, les édifices interdisant tout horizon, un plafond lourd, gris et bas, touchant le haut des immeubles, chape de nuages de plomb immobiles, qui ne dessinent ni oiseaux, ni brebis, ni lézards, ni têtes de géant, n’apportent aucun message, et c’est tout ce qu’il y a à voir, sans distinguer ni levant ni couchant, ni matin ni soir, tout tellement présent, si proche que le regard y bute et revient, limité, sans pouvoir s’étendre plus loin, ni vers l’extérieur ni vers l’intérieur, s’agitant comme un petit oiseau qu’on vient de mettre en cage, se noyant, cécité. Tout tellement rien que Rosálio n’arrive même pas à évo­quer des histoires qui le projetteraient vers d’autres vies, car ses yeux ne trouvent pas de couleurs pour les peindre. Faim de verts, de jaunes, de rouges.
Un coup de vent fait tourbillonner le sable et grincer la porte de la clôture, appelant Rosálio à s’aventurer sur des chemins cachés au milieu de ces murs excessifs, à s’en aller, à s’échapper, chercher des gens et de la nourriture pour son âme affamée. Il est arrivé par ces chemins, sentiers qui se replient sur eux-mêmes, trompant les gens étourdis par les lettres muettes qui de toutes parts guettent l’homme illettré et se moquent de lui, Rosálio est arrivé, lançant des questions que le vent a emportées, mêlées à des bouts de papier sale, sans que les passants lui répondent ni même le regardent, il s’est guidé à l’odeur que la faim du corps l’a aidé à séparer de bien d’autres odeurs étranges et grises qui flottaient entre les murs et il est arrivé ici, où il y avait tant d’autres Rosálio, arrivés par les mêmes chemins, taciturnes, vêtus de tristesse grise, et ils lui ont dit qu’il pouvait rester s’il voulait, il y avait un toit et un grabat où se coucher, il y avait un chaudron cabossé et noir, il y avait des haricots achetés à crédit, des copeaux de bois à brûler pour se chauffer, un robinet et un seau, il y avait des pelles et des pioches, au travail !, qu’il mélange le ciment et le sable, au travail ! Il a mangé des haricots, il a travaillé, il s’est lavé, il a dormi, il a mangé des haricots, il a travaillé, il s’est lavé, il a dormi, il a mangé des haricots, il a travaillé, il s’est lavé, il a dormi. Aujourd’hui tout le monde est parti, il n’est resté que la non-couleur et le silence de cendres dans ce monde, et chez Rosálio s’est accrue la faim de voix, la faim de rouges. Finalement il lui revient une histoire que lui a racontée l’Indien, il remplit ses poches de poi­gnées de gravier et il sort, au hasard, tenant par une ban­dou­lière de corde la caisse en bois qu’il ne quitte jamais, cherchant des couleurs de vie dans les rues vides. Où s’est-elle enfuie, l’humanité ? A-t-elle disparu ? Devenue loup-garou, boitatà*, âme en peine, mule sans tête** ? Rosálio sème derrière lui de petites pierres pour marquer son chemin car il n’est pas encore prêt à se laisser de nouveau aller par le monde sans connaître le retour et il doit encore les haricots qu’il a mangés.
Irène, fatiguée, fatiguée, comme c’est dur de ne penser à rien ! Comme c’est dur d’éloigner de sa pensée l’enfant dans les bras fripés de la vieille, dans cette baraque qui s’enfonce dans la boue, le papier jaune avec le résultat des analyses, le médecin qui parle, parle, parle, le temps qui passe, passe, passe, rapide, les lundis qui reviennent si vite, apporter un peu d’argent à la vieille, aller demander si le médicament promis est arrivé, prendre la boîte de capotes et écouter l’assistante sociale lui dire de changer de vie. Irène rit, un rire amer et grimaçant, une partie seulement de la bouche pour ne pas laisser voir les dents qui manquent de l’autre côté, même s’il n’y a personne pour la voir mainte­nant, même si personne ne la regarde en face, jamais. Drôle, cette assistante sociale, “changez de vie”, bien sûr, je change de vie, peu m’importe que tout finisse tout de suite, car ma vie, elle n’a qu’une porte, qui donne sur le cimetière, mais vous allez vous en occuper, vous, de l’enfant et de la vieille ? Ce serait bien, car Irène n’est presque plus capable d’apporter l’argent chaque semaine, beaucoup d’hommes ne veulent rien faire avec une capote, ils vont en chercher une autre et elle ne peut pas faire comme Anginha, qui, de rage, veut refiler la maladie à tout le monde, Irène non, elle ne peut faire de mal à aucun être vivant, personne, à cause du sagouin, à cause de ce nœud à l’estomac à chaque fois qu’elle y pense. Ah ! Anginha, si tu savais…

Ça fait si longtemps et c’est arrivé si loin, mais quand je pense au sagouin, l’agonie est ici et maintenant. Ma joie lorsque Simão est revenu de la chasse, juste avec deux petites tourterelles, qui ne suffisaient même pas à donner un peu de goût au manioc, mais le petit singe dans son sac, si petit que moi, très petite aussi, je pouvais le tenir d’une seule main, sentir la chaleur et les tremble­ments du petit corps malade, ah quelle envie de pleurer de pitié !, des jours et des nuits à s’occuper de lui, enveloppé dans un chiffon, contre ma poitrine, lui donner de l’eau goutte à goutte avec la pointe d’une petite feuille d’oranger, des petits morceaux de fruits, le sagouin qui allait de mieux en mieux chaque jour, et bientôt regardait et riait vers moi comme un être humain, recon­nais­sant, tirant mes cheveux, ah ! quel gredin, ce petit animal !, non mais ça va pas !, il veut se dégager, retourner dans la nature, pour tomber malade à nouveau et mourir ?, impossible, je ne le lais­serai pas. Je ne lâchais pas le petit singe une seule seconde, de peur qu’il ne s’échappe vers la broussaille, comme c’est difficile de tout faire avec une seule main !, l’autre main tenant la queue de l’animal, je ne le confiais à personne, craignant une traîtrise si on le lâchait, je me méfiais. “Cette fille va tomber malade, regarde comme elle est maigre, elle ne mange pas, ne dort pas à cause de ce sagouin, laisse ça, Irène, lâche cette bête, dors !” Alors Simão est allé au marché et il a rapporté une lanière fine, il en a fait une petite laisse souple en cuir de chevreau, maintenant je pouvais dormir, jouer avec les deux mains normalement, grimper aux man­guiers, en tenant le sagouin par le bout de la laisse attachée à mon poignet, au pied de la table, à un tronc de goyavier. Je ne sais pas comment j’ai pu me laisser distraire, je me rappelle juste la frousse, la course, le sagouin en train de courir, de courir, lâché dans la cour, courant, courant comme un fou autour de la maison, et moi courant, courant après lui, tellement, tellement que je n’arrivais plus à respirer, étourdie, éééétourdie, éééééétourdie, la petite laisse comme un serpent devant moi, un dernier élan, le bout de la laisse à la portée de mon pied, le saut, mon pied posé sur la laisse, la secousse du collier sur le petit cou, étranglant, le petit corps poilu qui refroidit entre mes mains, ses yeux qui demandent de l’aide en s’étei­gnant, la douleur, la culpabilité, mon remords qui n’est jamais passé, c’était il y a si longtemps !, encore aujourd’hui…

Arrête de penser, femme, ne pense à rien, sois vide comme cette rue, pense à tes coudes qui te font mal à force de rester appuyés sur le rebord la fenêtre, je suis tellement maigre ! La maladie… Elle s’éloigne de la fenêtre, traverse la chambre, les lattes soulevées du plancher, un de ces jours le sol s’effondre et la terre m’engloutit, la cour intérieure est vide, personne, pas de clients, ils ont trop bu et trop mangé, ils dorment dans leur coin quelque part dans cette ville immense, abandonnée, dimanche après-midi tout le monde dort, toutes les autres femmes dorment, il n’y a qu’Irène qui n’y arrive pas, elle espère qu’un client viendra, qui sait ?, quelque chose, demain lundi, l’enfant et la vieille, elle traîne ses pieds sur le marbre sale jusqu’à la porte vermou­lue de la grande maison, autrefois seigneuriale, puis taudis et aujourd’hui maison de putes, elle regarde à nouveau le temps lourd et humide dans la rue, étourdissement, elle s’appuie au portail et quand elle rouvre les paupières, elle voit l’homme portant la caisse, les yeux rivés sur elle, venant dans sa direction, elle se ranime : si ça se trouve, il est de la campagne, un nouveau venu, de ceux qui sentent encore la terre et les broussailles, jeune, innocent, ça ne coûte rien d’essayer, il va penser que la capote est une coquetterie, une chose moderne de pute maligne, viens, mon chéri, viens.

(Maria Valéria Rezende. Le Vol de l’Ibis Rouge. Paris : Métailié, 2008, p. 13-17. Source : http://www.editions-metailie.com/)

quarta-feira, 4 de janeiro de 2012

LITERATURA BRASILEIRA CONTEMPORÂNEA

Elvira Vigna, Sem titulo, 2011

SIMPÓSIO INTERNACIONAL DE LITERATURA BRASILEIRA CONTEMPORÂNEA

Université de Paris-Sorbonne

10, 11 e 12 de Janeiro 2012

Organizadores

Maria Graciete Besse (Université de Paris-Sorbonne)
José Leonardo Tonus (Université de Paris-Sorbonne)
Regina Dalcastagnè ( Universidade de Brasília)

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Consultem aqui o programa completo do Simposio
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