domingo, 15 de janeiro de 2012

Um dedo de prosa com Maria Valéria Rezende




               Um dedo de prosa com Maria Valéria Rezende

Confiram na edição do mês de Janeiro do programa « Um dedo de prosa » o depoimento que a escritora Maria Valéria Rezende concedeu à equipe do blog Estudos Lusófonos. Nos vídeos aqui apresentados, Maria Valéria Rezende descreve o processo de criação do seu belíssimo romance O  voo da guará vermelha e comenta seus novos projetos literários. 

Cliquem nos links abaixo : 
Vôo da Guara Vermelha
Projetos Literarios

Un peu de lecture…um pouco de leitura

Descalça na terra
O planeta me faz cócegas
Na planta dos pés

Choveu essa noite
No talo do mamoeiro
Colar de pérolas

(Maria Valéria Rezende, Hai-quintal. Ilustrações Myrna Maracajá. Editora Autêntica, 2011, p. 9 e p. 17)



Entre a espuma do mar
E a nuvem toda branca
O voo da garça
(ARS)
Gaivota ergulha
Peixe de prata salta
O mar volta à calma
(MVR)
Dia de preguiça
Até o bem-te-vi
Diz te vi
(ARS)
Toc, toc, toc, toc, toc,
Niguém bate à minha porta
Pica-pau no tronco
(MVR)

(Maria Valéria Rezende e Alice Ruiz S. Conversa de passarinhos. Ilustrações Fé. São Paulo, Iluminuras, 2008, p. 13 e p. 43)



Gris et Incarnat

Les faims et les envies du corps, il y a beaucoup de façons d’en prendre soin car depuis toujours vivre, c’est ça, mais maintenant, de plus en plus, c’est une faim de l’âme qui tourmente Rosálio, au fond de lui, une faim de mots, de sentiments et de gens, une faim qui est comme une solitude entière, une obscurité dans le creux de la poitrine, une cécité aux yeux grand ouverts, voyant tout ce que l’on peut voir ici, pas un être vivant, pas une fourmi, une odeur de néant, les murs de planches sèches et grises, les monticules de gravier et de sable, gris, l’énorme ossature en béton armé, sans couleurs, les édifices interdisant tout horizon, un plafond lourd, gris et bas, touchant le haut des immeubles, chape de nuages de plomb immobiles, qui ne dessinent ni oiseaux, ni brebis, ni lézards, ni têtes de géant, n’apportent aucun message, et c’est tout ce qu’il y a à voir, sans distinguer ni levant ni couchant, ni matin ni soir, tout tellement présent, si proche que le regard y bute et revient, limité, sans pouvoir s’étendre plus loin, ni vers l’extérieur ni vers l’intérieur, s’agitant comme un petit oiseau qu’on vient de mettre en cage, se noyant, cécité. Tout tellement rien que Rosálio n’arrive même pas à évo­quer des histoires qui le projetteraient vers d’autres vies, car ses yeux ne trouvent pas de couleurs pour les peindre. Faim de verts, de jaunes, de rouges.
Un coup de vent fait tourbillonner le sable et grincer la porte de la clôture, appelant Rosálio à s’aventurer sur des chemins cachés au milieu de ces murs excessifs, à s’en aller, à s’échapper, chercher des gens et de la nourriture pour son âme affamée. Il est arrivé par ces chemins, sentiers qui se replient sur eux-mêmes, trompant les gens étourdis par les lettres muettes qui de toutes parts guettent l’homme illettré et se moquent de lui, Rosálio est arrivé, lançant des questions que le vent a emportées, mêlées à des bouts de papier sale, sans que les passants lui répondent ni même le regardent, il s’est guidé à l’odeur que la faim du corps l’a aidé à séparer de bien d’autres odeurs étranges et grises qui flottaient entre les murs et il est arrivé ici, où il y avait tant d’autres Rosálio, arrivés par les mêmes chemins, taciturnes, vêtus de tristesse grise, et ils lui ont dit qu’il pouvait rester s’il voulait, il y avait un toit et un grabat où se coucher, il y avait un chaudron cabossé et noir, il y avait des haricots achetés à crédit, des copeaux de bois à brûler pour se chauffer, un robinet et un seau, il y avait des pelles et des pioches, au travail !, qu’il mélange le ciment et le sable, au travail ! Il a mangé des haricots, il a travaillé, il s’est lavé, il a dormi, il a mangé des haricots, il a travaillé, il s’est lavé, il a dormi, il a mangé des haricots, il a travaillé, il s’est lavé, il a dormi. Aujourd’hui tout le monde est parti, il n’est resté que la non-couleur et le silence de cendres dans ce monde, et chez Rosálio s’est accrue la faim de voix, la faim de rouges. Finalement il lui revient une histoire que lui a racontée l’Indien, il remplit ses poches de poi­gnées de gravier et il sort, au hasard, tenant par une ban­dou­lière de corde la caisse en bois qu’il ne quitte jamais, cherchant des couleurs de vie dans les rues vides. Où s’est-elle enfuie, l’humanité ? A-t-elle disparu ? Devenue loup-garou, boitatà*, âme en peine, mule sans tête** ? Rosálio sème derrière lui de petites pierres pour marquer son chemin car il n’est pas encore prêt à se laisser de nouveau aller par le monde sans connaître le retour et il doit encore les haricots qu’il a mangés.
Irène, fatiguée, fatiguée, comme c’est dur de ne penser à rien ! Comme c’est dur d’éloigner de sa pensée l’enfant dans les bras fripés de la vieille, dans cette baraque qui s’enfonce dans la boue, le papier jaune avec le résultat des analyses, le médecin qui parle, parle, parle, le temps qui passe, passe, passe, rapide, les lundis qui reviennent si vite, apporter un peu d’argent à la vieille, aller demander si le médicament promis est arrivé, prendre la boîte de capotes et écouter l’assistante sociale lui dire de changer de vie. Irène rit, un rire amer et grimaçant, une partie seulement de la bouche pour ne pas laisser voir les dents qui manquent de l’autre côté, même s’il n’y a personne pour la voir mainte­nant, même si personne ne la regarde en face, jamais. Drôle, cette assistante sociale, “changez de vie”, bien sûr, je change de vie, peu m’importe que tout finisse tout de suite, car ma vie, elle n’a qu’une porte, qui donne sur le cimetière, mais vous allez vous en occuper, vous, de l’enfant et de la vieille ? Ce serait bien, car Irène n’est presque plus capable d’apporter l’argent chaque semaine, beaucoup d’hommes ne veulent rien faire avec une capote, ils vont en chercher une autre et elle ne peut pas faire comme Anginha, qui, de rage, veut refiler la maladie à tout le monde, Irène non, elle ne peut faire de mal à aucun être vivant, personne, à cause du sagouin, à cause de ce nœud à l’estomac à chaque fois qu’elle y pense. Ah ! Anginha, si tu savais…

Ça fait si longtemps et c’est arrivé si loin, mais quand je pense au sagouin, l’agonie est ici et maintenant. Ma joie lorsque Simão est revenu de la chasse, juste avec deux petites tourterelles, qui ne suffisaient même pas à donner un peu de goût au manioc, mais le petit singe dans son sac, si petit que moi, très petite aussi, je pouvais le tenir d’une seule main, sentir la chaleur et les tremble­ments du petit corps malade, ah quelle envie de pleurer de pitié !, des jours et des nuits à s’occuper de lui, enveloppé dans un chiffon, contre ma poitrine, lui donner de l’eau goutte à goutte avec la pointe d’une petite feuille d’oranger, des petits morceaux de fruits, le sagouin qui allait de mieux en mieux chaque jour, et bientôt regardait et riait vers moi comme un être humain, recon­nais­sant, tirant mes cheveux, ah ! quel gredin, ce petit animal !, non mais ça va pas !, il veut se dégager, retourner dans la nature, pour tomber malade à nouveau et mourir ?, impossible, je ne le lais­serai pas. Je ne lâchais pas le petit singe une seule seconde, de peur qu’il ne s’échappe vers la broussaille, comme c’est difficile de tout faire avec une seule main !, l’autre main tenant la queue de l’animal, je ne le confiais à personne, craignant une traîtrise si on le lâchait, je me méfiais. “Cette fille va tomber malade, regarde comme elle est maigre, elle ne mange pas, ne dort pas à cause de ce sagouin, laisse ça, Irène, lâche cette bête, dors !” Alors Simão est allé au marché et il a rapporté une lanière fine, il en a fait une petite laisse souple en cuir de chevreau, maintenant je pouvais dormir, jouer avec les deux mains normalement, grimper aux man­guiers, en tenant le sagouin par le bout de la laisse attachée à mon poignet, au pied de la table, à un tronc de goyavier. Je ne sais pas comment j’ai pu me laisser distraire, je me rappelle juste la frousse, la course, le sagouin en train de courir, de courir, lâché dans la cour, courant, courant comme un fou autour de la maison, et moi courant, courant après lui, tellement, tellement que je n’arrivais plus à respirer, étourdie, éééétourdie, éééééétourdie, la petite laisse comme un serpent devant moi, un dernier élan, le bout de la laisse à la portée de mon pied, le saut, mon pied posé sur la laisse, la secousse du collier sur le petit cou, étranglant, le petit corps poilu qui refroidit entre mes mains, ses yeux qui demandent de l’aide en s’étei­gnant, la douleur, la culpabilité, mon remords qui n’est jamais passé, c’était il y a si longtemps !, encore aujourd’hui…

Arrête de penser, femme, ne pense à rien, sois vide comme cette rue, pense à tes coudes qui te font mal à force de rester appuyés sur le rebord la fenêtre, je suis tellement maigre ! La maladie… Elle s’éloigne de la fenêtre, traverse la chambre, les lattes soulevées du plancher, un de ces jours le sol s’effondre et la terre m’engloutit, la cour intérieure est vide, personne, pas de clients, ils ont trop bu et trop mangé, ils dorment dans leur coin quelque part dans cette ville immense, abandonnée, dimanche après-midi tout le monde dort, toutes les autres femmes dorment, il n’y a qu’Irène qui n’y arrive pas, elle espère qu’un client viendra, qui sait ?, quelque chose, demain lundi, l’enfant et la vieille, elle traîne ses pieds sur le marbre sale jusqu’à la porte vermou­lue de la grande maison, autrefois seigneuriale, puis taudis et aujourd’hui maison de putes, elle regarde à nouveau le temps lourd et humide dans la rue, étourdissement, elle s’appuie au portail et quand elle rouvre les paupières, elle voit l’homme portant la caisse, les yeux rivés sur elle, venant dans sa direction, elle se ranime : si ça se trouve, il est de la campagne, un nouveau venu, de ceux qui sentent encore la terre et les broussailles, jeune, innocent, ça ne coûte rien d’essayer, il va penser que la capote est une coquetterie, une chose moderne de pute maligne, viens, mon chéri, viens.

(Maria Valéria Rezende. Le Vol de l’Ibis Rouge. Paris : Métailié, 2008, p. 13-17. Source : http://www.editions-metailie.com/)

Maria Valéria Rezende nasceu em 1942, em Santos (SP), onde morou até os 18 anos. Em 1965 entrou para a Congregação de Nossa Senhora - Cônegas de Santo Agostinho. Sempre se dedicou à educação popular, primeiro na periferia de São Paulo e, a partir de 1972, no Nordeste. Viveu no meio rural de Pernambuco e da Paraíba e, desde 1986, mora em João Pessoa. Já esteve em Angola, Cuba, França e Timor, entre outros países, convidada a falar sobre seus projetos sociais. Maria Valéria estreou na ficção em 2001, com o livro de contos Vasto mundo. Depois, escreveu livros infanto-juvenis e o elogiado romance O Voo da guará vermelha. A autora, que costura referências das culturas erudita e popular, “é uma revelação em nossas letras”, como disse Frei Betto.

A experiência de Maria Valéria com a dor do analfabetismo e também com a educação de jovens e adultos foi o mote para O voo da guará vermelho. “Uma personagem se apaixona por aprender a ler e a outra descobre um sentido para sua vida, ensinando”. A autora constrói no livro o encontro de Irene, uma nordestina que vira prostituta em São Paulo, com Rosálio, um servente pedreiro. Dona de uma escrita inventiva e conhecedora da realidade de “Rosálios” e “Irenes”, Maria Valéria fez uma obra poética e forte, que dispensa trivialidades.

Nos contos de Vasto mundo, seu primeiro livro, Maria Valéria apresenta “causos” do povo nordestino, em que trata de amores e dores, da geografia local e da crença fácil no que transcende o explicável. A autora também escreve para crianças e jovens, tanto poemas quanto histórias ficcionais, em que aborda temas como o medo, a lealdade e as relações sociais, sempre com humor e criatividade.

OBRAS
Romances
O Voo da Guará Vermelha (182 págs.) – 2005, Objetiva

Contos & Crônicas
Vasto Mundo (144 págs.) – 2001, Beca (direitos revertidos)
Modo de Apanhar Pássaros à Mão (136 págs.) - 2006, Objetiva

Infantil & Juvenil
O Arqueólogo do Futuro (63 págs.) - 2006, Planeta
O Problema do Pato (48 págs.) - 2007, Planeta
Jardim de Menino Poeta - (no prelo), Planeta
No Risco do Caracol / il. Marlette Menezes (32 págs.) - 2008, Autêntica
Conversa de Passarinhos – Haikais para crianças, co-autora: Alice Ruiz / il. Fê (80 págs.) - 2008, Iluminuras
Histórias daqui e d'acolá / il. Diogo Droschi (96 págs.) – 2009, Autêntica
Hai-Quintal - Haicais descobertos no quintal / il. Myrna Maracajá (40 págs.) – 2011, Autêntica

Edições Estrangeiras
Espanha / Catalão: O Vôo da Guará Vermelha (El vol de l’ibis roig) - 2008, Club Editor 1984, sl.
Espanha: O Vôo da Guará Vermelha (El vuelo de la ibis roja) – 2008, Alfaguara (direitos revertidos)
França: O Vôo da Guará Vermelha (Le vol de l'ibis rouge) – 2008, Éditions Métailié
Portugal: O Vôo da Guará Vermelha – 2007, Oficina do Livro
(Source : Agência Riff http://www.agenciariff.com.br)

Alguns links...quelques liens

Vídeos

Maria Valéria lê Geraldo Maciel .


Resenhas e informações editoriais

Conversa de Passarinhos traz o diálogo em haikais das escritoras Alice Ruiz e Maria Valéria Rezende” por Wilson Beuno  ( 19/12/2008)

Sobre Modo de apanhar pássaros à mão  ( 05/08/2006)

Reseña de O vôo da guará vermelha de Maria Valéria Rezende. Brincher, Sandro. Revista Estudos Feministas, vol. 18, núm. 1, enero-abril, 2010, pp. 274-275.

Agência Riff

Editions Métailié

Editora Alfaguara

Editora Autêntica

Críticas e comentários

Site Verdes Trigos. (27/05/2006)

Blog do escritor Alfredo Monte (6/11/2011)

“O porto encarnado de Maria Valéria Rezende” por Alessando Atanes ( 28/07/2010)
http://www.portogente.com.br/texto.php?cod=32966

“Narrativas com fôlego” por Tânia Regina Oliveira Ramos. In : Letras de Hoje. Porto Alegre, v. 42, n. 4, p. 32-41, dezembro, 2007







3 comentários:

  1. Assisti aos dois links, a Maria Valeria ,é muito clara no que quer dizer,parabens ao professor leonardo tonus e a escritora Maria Valeria.
    abraços

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  2. LÍNGUA (Georgeana Alves)


    Há muitas línguas
    A língua do Pê
    Do Saci-Pererê
    Do Senado
    Do favelado
    Do letrado
    Do letrista
    Do lingüista

    Há línguas extintas
    Há muitas línguas
    A língua das tintas
    Da pintura
    Da Magistratura
    Da prisão
    Da mansão
    Da nobreza
    Da fraqueza
    Da regência
    Da descrença

    Há uma língua Azul
    Há muitas línguas
    A língua de Raul
    De queixas
    De Seixas
    De Camarões
    De Camões

    Há língua de “palmo”,
    De “trapo”
    De “badalo”
    De Saramago!!!

    Há línguas no museu
    Há língua de Abreu
    De formação
    De Catalão
    De Libra
    De fibra
    De Louis Braille!

    Há línguas no baile
    Há muitas línguas
    A língua indiferente do indiferente
    A língua oposta do oposto
    A língua nacional do irracional

    A língua do jornal
    Do sinal
    Do santo
    Do Esperanto
    Do Romeno
    Do tormento
    Do Chico Bento!

    A língua de Castro
    A língua do astro
    Do roqueiro
    Do grafiteiro
    Do “jeitinho brasileiro”!

    Há línguas no mundo inteiro!
    A galega
    A francesa
    A espanhola…

    Há língua portuguesa!
    Filha do Latim
    Falada por Jobim
    Em Portugal,
    Angola,
    Guiné-Bissau… Cresceu;
    E a tribo Guarani também aprendeu!

    Língua da Ilha da Madeira…
    Do Brasil!
    À brasileira!
    Do nordestino
    Do velho
    Do jovem
    Do menino
    Do mineiro…

    Português brasileiro
    Também é Português verdadeiro!

    Há línguas e línguas
    Há muitas línguas
    A língua Viperina
    A Neolatina
    A analfabética
    A poética
    A Materna
    A “eterna”…

    A língua da “guerra”,
    A língua Viva,
    E viva todas as línguas da Terra!
    A verbal
    A musical
    A gestual
    A obscena
    A da cena…

    A língua da Lei
    Da Canção
    Da Boa Razão
    Do Destino
    Dos Meios
    De Afonso Arinos…!

    Há língua nas leis do mundo inteiro!

    Com a língua se acha o respeito
    O direito
    A dignidade
    A amizade
    A razão
    A compreensão…
    O caminho da inclusão!

    Língua pra falar
    Pra amar
    Pra participar
    Pra ler
    Pra escrever…
    Pra sonhar!

    Com a língua se viaja
    Pela imagem
    Pela coragem…
    Pelos mares!

    Com a língua se descobre novos lugares
    Outras terras
    Outras Serras
    Outros saberes!

    Assim a quis
    Machado de Assis
    Com a língua Machado criava
    Os dias quentes de verão
    Os jardins da primavera
    E o beijo dos beija-flores!
    E recriava o romance dos amores!

    E no jardim da infância
    Um pouco de lembrança
    Das cores,
    Das flores…

    Há muitas línguas
    A língua que forma
    Que informa
    Que inclui
    Que exclui…

    Línguas que se destroem
    Línguas que se constroem
    Línguas no trem…

    Língua é poder
    É força
    E domina quem a tem!

    Há muitas línguas
    Há homens sem língua
    Há homens de língua
    Há, porém, homens sem vozes
    Porque lhes roubam a língua!

    Mata-se o Homem, mata-se a língua
    Mata-se a língua, mata-se o homem
    E mata-se todo o mundo!

    Muda-se o Homem, muda-se a língua;
    Muda-se o tempo, mudam-se as línguas,
    Muda-se a língua, muda-se todo o mundo!

    Há muitas línguas
    Há sempre novidades,
    Diferentes em toda e qualquer cidade;
    E do mau uso da língua
    Ficam-se as marcas na sociedade
    E do Casimiriano as saudades!

    A língua define origem
    Traça os destinos
    Ilumina na escuridão
    Quebra as correntes da escravidão
    Expande a mente
    Torna seres mais conscientes!

    Porém, com a sobrevivência na mente
    O aprendizado no chão
    E a incerteza na frente
    Sem lei nem grei:
    É a língua que encontrarei!

    No entanto, resta-me a esperança
    De um estalar de latidos da consciência
    E ainda na minh’ existência
    Poder ver
    Um belo saber
    Um belo viver
    E toda criança ser bem sucedida quando crescer!

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  3. Olá, Leonardo, tudo bem?
    Acabo de conhecer o seu blog por meio das entrevistas dadas pela Maria Valéria Rezende.
    Muito bom o bate-papo com ela e excelente o seu trabalho no blog.
    Meus parabéns!
    Arlindo Gonçalves.

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